C’est de théorie et d’idéologie, c'est-à-dire d’une philosophie générale animée non pas par l'intransigeance mais par la cohérence, dont manque terriblement la politique. Dans une société dominée depuis longtemps par la résignation ou l'adaptation, avec quelques intermèdes de sidération, où toutes les forces de la domination veulent la poursuite de la croissance et de son spectacle, il devrait être évident que ce que nous devons accomplir aujourd'hui est la critique radicale de tout ce qui existe, comme si tout était pour le pire dans le pire des mondes possibles.

A l’occasion de la pandémie, c’est la dystopie qui s’installe

Tribune publiée le 27 mars 2020 dans une version légèrement modifiée, sur le site Reporterre. A ce jour, les politiques menées contre la pandémie suscitent plus de sidération que d’indignation. Peut-il en être autrement quand le moindre calcul sur les effets à prévoir est tellement en contradiction avec les faux-fuyants

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J’ai lu : Capital et idéologie, de Thomas Piketty

Malthus, Ricardo, Marx, Piketty 2013 constituent une longue lignée d’économistes qui, malgré toutes leurs différences, ont en commun de croire que le capitalisme recèlerait une contradiction interne qui saperait  son existence : Pour Malthus (1766-1834), jamais la croissance (arithmétique) de la production ne pourra suivre la croissance (géométrique) de la

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J’ai lu : Le bonheur était pour demain, de Philippe Bihouix.

Déconstruction et scepticisme sont au programme du dernier ouvrage de Philippe Bihouix : et ces deux attitudes sont salutaires. Certes elles rompent avec le ton de L’âge des low tech (2014) dont la troisième partie proposait l’une des contributions les plus positives de toute la littérature autour de l’anthropocène :

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J’ai lu : Une autre fin du monde est possible, de Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle

Avec Raphaël Stevens, Pablo Servigne a publié en 2015 Comment tout peut s’effondrer, petit traité de collapsologie à l’usage des générations présentes. Livre conceptuellement important pour les décroissants parce qu’il nous obligeait à nous redéfinir : là où les « objecteurs de croissance » se contentent de critiquer la croissance, en y

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J’ai lu : La part sauvage du monde, de Virginie Maris

Alors que l’anthropocène apparaît comme la conséquence (écocidaire) d’un projet de maîtrise de la nature (par la technique, par la science, bref par l’industrie technoscientifique), voilà que certaines voix s’élèvent pour en déduire paradoxalement que serait venu le temps d’un contrôle total de la nature, fût-ce pour la protéger. Dans

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Pourquoi Macron n’aura pas besoin de battre en retraite sur l’essentiel de la réforme des retraites ?

Version longue d’un article proposé au site Reporterre (seules les 2 dernières parties ont été publiées). Vous pouvez aussi télécharger, imprimer et distribuer le tract de la MCD sur cette réforme des retraites : cliquer ici. Mon fil conducteur est le suivant : le gouvernement met en avant une retraite

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L’anticapitalisme des décroissants

Le texte est composé de 3 parties d’inégales longueurs : sur le capitalisme, sur la décroissance, sur une revendication de libre parole qui débouche sur un appel à l’unité avec les syndicats pour le 5 décembre (1)Lire le texte : http://ladecroissance.xyz/wp-content/uploads/2019/11/contrib_capitalisme_as.pdf . En tant que décroissants, ces 3 parties nous interpellent : parce

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J’ai lu : Communauté, de Martin Buber

Voilà un recueil de textes qui semble essentiel pour une compréhension renouvelée de la décroissance, si on accepte de la définir comme une conception générale de la vie sociale (1)Plutôt que comme une variante de l’écologie radicale ou même d’écologie sociale, je ne pense même pas à l’écosocialisme.. L’auteur, Martin

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