Les chroniques de la Lettre du 12
Savoir s’arrêter et le faire : dernière « lettre du 12 »
Il serait incohérent de se prétendre décroissant sans, de temps en temps, pratiquer l’autolimitation. Voici donc la dernière « lettre du 12 » (qui aura existé depuis
Les modalités de la décroissance et la liberté
Que penser quand l’argument principal aujourd’hui encore répété par la décroissance mainstream n’est en fait qu’un slogan ? Qu’il résonne dans le vide, ou bien qu’il
Éloge de la coordination
Une différence est-elle toujours une inégalité ? Une dépendance est-elle toujours une domination ? Une contrainte est-elle toujours une privation de liberté ? Une controverse
Pas de philosophie politique sans effort de conceptualisation
Pas de philosophie politique sans des lectures idéologiques
Les auteurs de la théorie critique inspirent le corpus idéologique de la décroissance
Socialisme ou croissance : pourquoi lire Axel Honneth ?
Comment se revendiquer socialiste quand les décroissants prétendent être si critiques envers sa version marxiste ? J’ai longtemps cru que l’on pouvait sauver le socialisme en se revendiquant du socialisme utopique Mais le renouveau du socialisme prôné par Honneth va précisément s’appuyer sur la critique d’une vision partagée par tous les socialistes, scientistes comme utopiques : leur « monisme économique ».
L’idée du socialisme (2015), d’Axel Honneth
Peut-on sans contradiction critiquer le capitalisme, critiquer les critiques du capitalisme, reconnaître que les critiques socialistes sont les plus pertinentes tout en critiquant le socialisme, et continuer de se reconnaître dans le socialisme ? Oui, mais à condition de conserver l’intention première du socialisme, et donc le libérer de son ancrage industrialiste.
Pourquoi faut-il lire Hartmut Rosa ?
Parce que le désir (sans limite) de contrôle nous prive de résonance. Parce que la résonance – et non pas le ralentissement – est la solution du problème central de notre temps : l’accélération. Parce que l’accélération est aliénation. Parce qu’une vie non-aliénée est une vie bonne. Et nous voilà revenu à la question sans doute la plus importante pour nous autres humains : qu’est-ce qu’une vie bonne – et pourquoi nous fait-elle défaut ?
Aliénation et accélération (2012), d’Hartmut Rosa
Sous la pression d’un rythme en accélération constante, les individus de la modernité tardive font désormais face à un monde qu’ils n’ont plus le temps ni d’habiter ni de s’approprier : ils sont aliénés.
J’ai lu : Résonance, d’Hartmut Rosa
La publicité et la marchandisation capitaliste transposent notre besoin existentiel de résonance, qui est désir de relation, en un désir d’objet. Mais la résonance ne se laisse pas rendre disponible.
La « tonalité affective » (Stimmung) et l’atmosphère de nos expériences de résonance sont « antérieures… à la séparation… entre sujet et monde ». L’oublier, c’est plonger dans l’aliénation (pour les sujets) et dans la réification (pour les objets).
J’ai lu : Rendre le monde indisponible, d’Hartmut Rosa
Le fait de disposer à notre guise de la nature, des personnes et de la beauté qui nous entourent nous prive de toute résonance avec elles. La frustration ne vient donc pas de ce qui nous manque mais de ce que nous avons perdu parce que nous en disposons.
J’ai lu : La société du mépris, d’Axel Honneth
Axel Honneth vient utilement rappeler que même une société juste et bien ordonnée équitablement peut être désagréable à vivre : « une société peut aussi échouer dans un sens plus global, à savoir dans sa capacité à assurer à ses membres les conditions d’une vie réussie ». Une société pourtant juste peut quand même être une « société du mépris ».
J’ai lu : La lutte pour la reconnaissance, d’Axel Honneth
Si, dans nos sociétés modernes, les individus ne peuvent espérer réussir leur vie qu’à partir d’une communauté de valeurs telles que la solidarité, faut-il interpréter les conflits sociaux comme des luttes pour l’existence ou bien comme des luttes pour la reconnaissance ?
Ce n’est qu’au sein d’une société humainement décente que les luttes pour la reconnaissance peuvent trouver leur horizon de valeurs éthiques.
Définir la décroissance

La nature existe

Trajectoires de décroissance

Sortir de la technologie

Effets du régime de croissance

Réhabiter la politique









































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