C’est la différence entre les annuités et l’âge légal qui prend en tenaille les futurs retraités et les obligent à arbitrer individuellement entre travailler plus longtemps ou baisser le montant de la pension : c’est ce que démontre depuis 20 ans le cas de la Suède, pionnière en matière de recul de l’âge légal de départ, mais en réalité où l’âge effectif est resté constant !Lire la suite…

Et si le décroissant était un emmerdeur maniaque ? Parce qu’à chaque fois qu’il entend ou qu’il lit une nouvelle bonne raison de s’indigner devant les crises qui s’enchaînent, et bien à chaque fois resurgissent la même amertume et la même interrogation. L’amertume surgit du sentiment d’impuissance devant le formidableLire la suite…

Le décroissant est d’autant moins réactionnaire qu’il veut changer le monde : en particulier, il veut abolir les privilèges. Et ce sens c’est un conservateur révolutionnaire.
Si la post-croissance désigne la période où, après l’époque de la décroissance, le monde trouvera la stabilité et le repos d’une « économie stationnaire », alors cette période ne désignera en rien un état figé de la vie sociale : bien au contraire.Lire la suite…

Chacun a pu constater dans des débats récents – que ce soit sur la pandémie ou la guerre en Ukraine – que les bases rationnelles de la discussion semblaient s’effondrer sous le poids du raccourci, de la caricature, de l’approximatif. Où situer les racines d’une telle tentation ?Lire la suite…

J’effectue aujourd’hui un pas supplémentaire, un pas en arrière, un pas de retrait.

J’avais déjà effectué un premier pas, il y a quelques années, quand j’avais abandonné tout activisme dans les « alternatives concrètes ».

Je fais aujourd’hui un pas supplémentaire en abandonnant tout activisme dans la « visibilité politique ».

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Après 20 ans d’existence de la décroissance à l’état gazeux de « nébuleuse », il y a des raisons d’espérer une consolidation idéologique de la décroissance, non seulement comme « décrue » mais ensuite comme critique radicale de la croissance non seulement comme indicateur mais aussi comme comme monde et comme idéologie.Lire la suite…

Je continue de creuser conceptuellement un double sillon : a) la croissance n’est pas qu’une conception de l’économie mais c’est aussi une conception du monde ; b) la définition la plus intuitive de la décroissance est bien d’être le contraire de la croissance.

J’en déduis facilement que si je suis capable d’énoncer quelques traits de la vision « croissanciste » du monde, alors je pourrai commencer par prendre le contrepied de ces traits pour ne pas en rester à une première définition intuitive de la décroissance et commencer assez vite à approfondir.

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Nous voilà aujourd’hui envahi par les récits, des grands et des petits ; des récits partout. Il ne s’agit même plus de persuader, encore moins de convaincre, juste de séduire. C’est la victoire mentaliste de la publicité, partout, tout le temps.

Tous ces récits ont tous en commun de faire écran – ils font le spectacle et ils font barrage – au discutable.Lire la suite…

Le « commun » est à la mode. Dans la dernière chronique, j’ai fait remarquer que « le commun, ça ne se fabrique pas, ça se cultive« .Le commun en ce sens n’est donc pas ce qui vient à la fin de la réunion, quand des individus juxtaposés ont pu exprimer leur « opinion personnelle »Lire la suite…