J’ai lu : Petite introduction aux valeurs de la décroissance

Cela fait un bien fou de relier la décroissance à des auteurs comme Épicure, Spinoza, Rousseau, Sartre et même, de façon moins attendue mais quand il s’agit de réfléchir aux valeurs cela se justifie, Nietzsche et Jankélévitch.

N’est-ce pas sur le terrain philosophique des « valeurs » (des évaluations et des normes), que doit commencer l’émancipation (culturelle) des imaginaires colonisés par la croissance ?

Socialisme ou croissance : pourquoi lire Axel Honneth ?

Comment se revendiquer socialiste quand les décroissants prétendent être si critiques envers sa version marxiste ? Et voilà ce qui fait, me semble-t-il, le grand intérêt du livre d’Honneth sur le socialisme : j’ai longtemps cru que l’on pouvait sauver le socialisme en évitant d’être marxiste mais en se revendiquant du socialisme utopique Mais le renouveau du socialisme prôné par Honneth va précisément s’appuyer sur la critique d’une vision partagée par tous les socialistes, scientistes comme utopiques : leur « monisme économique ».

Pourquoi faut-il lire Hartmut Rosa ?

Parce que le désir (sans limite) de contrôle nous prive de résonance. Parce que la résonance – et non pas le ralentissement – est la solution du problème central de notre temps : l’accélération. Parce que l’accélération est aliénation. Parce qu’une vie non-aliénée est une vie bonne. Et nous voilà revenu à la question sans doute la plus importante pour nous autres humains : qu’est-ce qu’une vie bonne – et pourquoi nous fait-elle défaut ?