Catégorie : J’ai lu

Lire : Le pire n’est pas certain, de Catherine et Raphaël Larrère

En faisant de la catastrophe un principe méthodologique d’action, Jean-Pierre Dupuy faisait de cet avenir catastrophique un avenir dont on ne veut pas. C’est précisément cette question de la volonté qui est évacuée par la collapsologie : il n’y aurait pas d’autres alternatives que l’effondrement.

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La perspective d’une valeur intrinsèque de la nature

Aux origines de l’éthique environnementale, par Richard Sylvan Routley, PUF, 2019 (conférence de septembre 1973) Dès qu’il s’agit de « nature » – qu’il s’agisse de la définir ou d’en déterminer la valeur – il semble plus facile de se reposer dans une attitude négative de déconstruction de nos préjugés occidentaux que de

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Socialisme ou croissance : pourquoi lire Axel Honneth ?

Comment se revendiquer socialiste quand les décroissants prétendent être si critiques envers sa version marxiste ? Et voilà ce qui fait, me semble-t-il, le grand intérêt du livre d’Honneth sur le socialisme : j’ai longtemps cru que l’on pouvait sauver le socialisme en évitant d’être marxiste mais en se revendiquant du socialisme utopique Mais le renouveau du socialisme prôné par Honneth va précisément s’appuyer sur la critique d’une vision partagée par tous les socialistes, scientistes comme utopiques : leur « monisme économique ».

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Pourquoi faut-il lire Hartmut Rosa ?

Parce que le désir (sans limite) de contrôle nous prive de résonance. Parce que la résonance – et non pas le ralentissement – est la solution du problème central de notre temps : l’accélération. Parce que l’accélération est aliénation. Parce qu’une vie non-aliénée est une vie bonne. Et nous voilà revenu à la question sans doute la plus importante pour nous autres humains : qu’est-ce qu’une vie bonne – et pourquoi nous fait-elle défaut ?

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