Les décroissants ne peuvent ressentir spontanément que de la sympathie pour les Indignés. Comme en témoigne le vocabulaire sans cesse rencontré : « ras-le-bol, contre-culture, minorité, festif, exaspération, anarchique, protestataire, romantique, non-violence, démocratie, radicalité, autonomie, insurrectionnel, vivant, international, recherche… » Mais dans la mesure où les décroissants se définissent comme mouvement politique, ilsLire la suite…

La « fatigue d’Atlas », c’est la fatigue de l’homme ordinaire qui subit la pression de devoir être au centre de son monde, de sa vie, de ses valeurs, comme s’il devait toujours être à l’origine de toute sa vie. Comment néanmoins respecter une dignité du quotidien, comment vivre dans la décenceLire la suite…

A l’occasion de la 6° sortie de la revue Entropia, un numéro consacré à l’éthique, étaient réunis le samedi 4 avril 2009 une vingtaine d’intervenants autour de 3 tables rondes. Impossible évidemment de rendre compte de la totalité des interventions. Juste possible d’en extraire matière à penser, à discuter etLire la suite…

La résistance au mal ne suppose ni héroïsme ni esthétisation de la contre-violence : juste la capacité de dire non à l’insupportable dans les circonstances les plus usuelles de la vie ordinaire : nous n’avons pas tant besoin de virtuoses de la morale que d’être humains dotés de ce que Orwell nommeLire la suite…

  [Article paru dans le Sarkophage n°8] Pourquoi, au sein de la gauche antiproductiviste, les questions de la reconnaissance et de son déni, le mépris, permettraient de faire une place pour une revendication politique de l’Humain ? Pourquoi ne pas admettre d’ajouter une dimension « morale » à toutes cesLire la suite…

Car votre dignité dépend désormais de moi et il m’appartient de mettre en acte ce potentiel à travers notre rencontre. Ivan IIllich, La corruption du meilleur engendre le pire – Actes Sud, 2007. Lu dans Raffles et Miss Blandish de G. Orwell (octobre 1944) Ces histoires appartiennent à une époqueLire la suite…

Dignité et consentement Une morale minimaliste peut-elle lever la confusion de la notion de consentement ? Ne risque-t-elle pas surtout d’évacuer tout recours possible à la notion de dignité ? Faut-il vraiment trancher entre le libéralisme du consentement et l’anti-libéralisme de la dignité ?Lire la suite…

Axel Honneth vient utilement rappeler que même une société juste et bien ordonnée équitablement peut être désagréable à vivre : « une société peut aussi échouer dans un sens plus global, à savoir dans sa capacité à assurer à ses membres les conditions d’une vie réussie ». Une société pourtant juste peut quand même être une « société du mépris ».Lire la suite…

Si, dans nos sociétés modernes, les individus ne peuvent espérer réussir leur vie qu’à partir d’une communauté de valeurs telles que la solidarité, faut-il interpréter les conflits sociaux comme des luttes pour l’existence ou bien comme des luttes pour la reconnaissance ?

Ce n’est qu’au sein d’une société humainement décente que les luttes pour la reconnaissance peuvent trouver leur horizon de valeurs éthiques.
Lire la suite…