Réécriture de mon intervention lors de la première étape, parisienne, de la Caravane contre-croissance, le samedi 16 novembre, à l’académie du Climat (Paris). Dans la défense d’un noyau politique que devrait partager tout décroissant, je propose de savoir distinguer entre le fondement (la réponse à la question pourquoi décroître), l’objectifLire la suite…

Il est quand même plus facile de prédire l’avenir quand on le fait rétrospectivement. Voilà pourquoi la notion même de « précurseur » est une grande source d’interrogations. Elles valent pour toutes les théories et les systèmes de pensée ; pour une très simple raison : c’est que de tels systèmes ne tombent jamaisLire la suite…

La domination idéologique du monde de la croissance passe par une définition de l’économie comme gestion de la rareté.
Mais alors, si la décroissance ne se définit que comme l’organisation d’une politique en vue de repassser sous les fourches caudines des limites planétaires, on voit bien qu’elle reste prisonnière de cet imaginaire de la rareté.
Par contrecoup, il ne faut pas s’étonner si, en redéfinissant l’économie par l’abondance et non par la rareté, c’est alors la question de la vie sociale qui peut donner lieu à un mouvement de réhabitation, réhabitation qui paraît aujourd’hui comme le terme qui désigne le mieux une réappropriation démocratique de la vie en commun, de la vie « en compagnie ».Lire la suite…

Chez ceux qui voient dans la décroissance une variante radicale de l’écologie, on entend souvent que les valeurs dont on a besoin pour protéger les vivants sont les mêmes que celles qui relient les humains entre eux. De ce point de vue, on pourrait s’attendre à ce qu’à l’intérieur de nos milieux engagés, les valeurs du commun, de la confiance, de l’entraide, de la bienveillance… soient consciencieusement respectées. Mais ce n’est pas toujours le cas. C’est-à-dire ?Lire la suite…

N’est-ce pas en redonnant priorité à la sphère de la reproduction sociale sur celle de la production économique (bref, en remettant l’économie à sa place) que féministes et décroissants peuvent voir dans l’objectif d’une vie sociale libérée des fables de l’individualisme de quoi fournir une réponse à la question essentielle pour toute vie humainement vécue : qu’est-ce qu’une vie bonne ?Lire la suite…

Voilà un recueil de textes qui semble essentiel pour une compréhension renouvelée de la décroissance, si on accepte de la définir comme une conception générale de la vie sociale 1. L’auteur, Martin Buber (1878-1965) est surtout connu pour avoir écrit Je et Tu (1923), dans lequel il expose une philosophieLire la suite…

Quel est donc cet individualisme que je critique avec tant de persévérance ? Commençons par dire qu’il ne s’agit pas de l’individualisme au sens psychologique : l’égoïsme. Non pas que nous voulions défendre un certain égoïsme : nous ne voulons même pas tomber dans le piège d’une défense de l’égoïsmeLire la suite…