Pour une décroissance de l’invisibilité de la décroissance – 3

remarquesEn préalable, je voudrais juste faire remarquer que ce n’est pas parce que le « noyau » de la décroissance doit en assurer la visibilité, qu’il doit lui-même être particulièrement visible. Je veux signaler par là que sa compréhension demande une certaine lenteur et une certaine finesse ; que sa compréhension n’est pas du même ordre que celle que l’on va attendre d’une devise, d’un slogan ou de propositions programmatiques. Le « noyau » de la décroissance n’est pas un élément décoratif, c’est une fondation, il fournit un « domaine de définition » : c’est déjà beaucoup, il ne faut pas lui demander en plus d’être spectaculaire. Les 3 remarques suivantes vont porter : sur la pertinence de distinguer entre décroissance et objection de croissance, sur la place accordée à la critique de l’individualisme pour la décroissance, sur la cohérence « fonctionnelle » que je peux trouver aux 4 principes que je propose pour cerner ce « noyau » de la décroissance. Lire la suite

Pour une décroissance de l’invisibilité de la décroissance – 2

2- Le noyau de la décroissance : les principes et les rayons

sphereLa Maison commune des décroissant.e.s est une « bergerie » et on ne veut pas y faire entrer le « loup » de ce que nous appelons « l’unitude » (c’est-à-dire la confusion et le brouillard qui surgissent dès que l’on veut « faire nombre » avant de « faire sens »).

D’un autre côté, il ne s’agit pas non plus de construire un bunker de la décroissance. D’où l’idée d’un noyau central constitué par des « principes », sur ce qui fait vraiment fond entre les décroissant.e.s, associée à celle de « rayons » afin de permettre des discussions et des dissensus au sein même de la maison commune.

Son usage : faire le tri entre ce qui est « décroissant » et ce qui l’est moins ou pas du tout → Pour une Maison commune de la décroissance, visible parce que clivante et identifiante, pour défendre une radicalité comme cohérence mais pas comme intransigeance. Lire la suite