J’ai relu « La part maudite » de Georges bataille

Il y a longtemps – plus de 40 ans – un professeur (nous) avait recommandé la lecture d’Hannah Arendt, de Jacques Ellul et de Georges Bataille. Quel programme, quelle vision [1] ! Cette année, pour réfléchir ensemble au « sens de la vie, comme question politique », les (f)Estives de la décroissance avaient invité Onofrio Romano, dont la pensée s’inspire fortement de celle de Georges Bataille [2]. Les décroissants doivent (re-)lire Bataille, et plus particulièrement La part maudite [3], pourquoi ?

Parce que même si l’entropie est le destin de l’univers, même si celui de notre Soleil est d’ici 5 à 7 milliards d’années de passer de naine jaune à géante rouge, même si d’ici 500 millions d’années, la fin de l’Homme devrait largement précéder la fin de la Terre, Bataille affirme pourtant que la vie sociale n’est véritable qu’au prix de dépenses inutiles et improductives, qui sont alimentées par l’abondance et l’excès du rayonnement solaire : il y aura toujours un excédent d’énergie à dépenser.
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