Le pouvoir et la puissance

Au cœur d’une action politique des objecteurs de croissance, il y a une épine : la question du pouvoir. Sur cette question, les OC – ou en tout cas, tous ceux qui ont fait droit à un indispensable « moment libertaire » dans leurs pratiques – développent quelques thèses :

  1. Pas/plus question de faire de la conquête du pouvoir un préalable à la transformation sociale et écologique. Ce qui ne signifie pas la désertion en dehors des formes traditionnelles de la politique (élections, pétitions, manifestations) mais seulement leur remise à leur place sous 2 aspects : d’abord celui de la visibilité de l’engagement politique ; ensuite celui de la participation éventuelle à des exécutifs non seulement pour affaiblir les pouvoirs mais aussi pour soutenir toutes les initiatives de lutte contre les pouvoirs, pour renforcer toutes les résistances. Lire la suite

Quand des monnaies ne sont pas vraiment du fric…

Voici l’article que le journal Le Sarkophage m’avait demandé et qui est paru dans l’édition de septembre 2010.

Les monnaies locales sont-elles la nouvelle mode de la mouvance alternative ? Est-ce un effet direct de la crise financière mondiale ? Des solutions locales pour un désordre global ? A moins que l’échec mou de la démarche descendante du SOL ait suscité des tentatives plus ascendantes ? De toutes façons, une monnaie, qu’elle soit « sociale », « complémentaire », « locale » ((Philippe Merlant, L’enjeu des monnaies plurielles : http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=233)), est-ce que ça ne restera pas toujours seulement du « fric » ?

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Priorité du fond sur la forme

Dans un débat/discussion/table ronde/atelier, je ne crois pas que l’élément déterminant soit le modérateur/animateur ; ni même la méthode/méthodologie utilisée.

L’élément clef c’est d’abord le contenu, le fond, de ce qui est dit (la « densité ontologique » de ce qui est dit).

Quand on met en avant la « méthode », on met en avant l’attente des « participants ».
Quand on met en avant le « fond », on met en avant ce que « donne » l’intervenant.

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Quel plaisir dans la décroissance ?

Non seulement, la croissance, c’est le malheur, mais la décroissance peut aussi être le bonheur.  Quel est le bonheur de la simplicité volontaire ?

Au moment de défendre une décroissance « activivante », surtout ne pas se laisser aller à croire que c’est la prise de conscience de ce qu’est vraiment le bonheur qui déclencherait une transformation des pratiques ; mais, à l’inverse, pour celui qui est déjà engagé dans des situations qui valorisent le partage, la coopération, le bien-vivre, la lenteur, la proximité, prendre conscience que ce bonheur-là, vécu, éprouvé, ressenti, c’est exactement ce plaisir qu’évoquait il y a plus de 2000 ans Epicure : quand le plaisir n’est pas jouissance mais réjouissance, ce plaisir, c’est le bonheur.

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De la Vérité et du mésusage d’une majuscule.

A propos d’une polémique sur le site du Grand Soir, qui se présente comme un « journal militant d’informations alternatives » : http://www.legrandsoir.info/

Plus particulièrement sur le relais très complaisant qu’ils font au mouvement ReOpen911 et sur leur soutien à ce qu’ils appellent « la plus importante campagne pour la Vérité sur le 11/9 jamais lancée « .

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