Si la liberté n’est pas délivrance, c’est qu’elle est autonomie. Parce qu’il n’y a pas de liberté comme délivrance (matérielle) sans domination comme pouvoir (politique) de faire faire. Par conséquent, a contrario, si l’on veut se délivrer de la domination, alors il faut se libérer de la conception libérale de la liberté comme délivrance : c’est à cela qu’Aurélien Berlan consacre le concept d’autonomie.

Si des dominants veulent être délivrés des tâches quotidiennes pour se consacrer à celles qui donnent du pouvoir, alors la lutte contre la domination – pour la liberté -, c’est la réhabilitation des tâches quotidiennes, c’est la reprise en charge des moyens de subsistance, c’est le retour à la terre.Lire la suite…

Ne faudrait-il pas opposer aux « objets galiléens » des « objets quantiques » ? Nous sortirions à la fois et de la neutralisation de la nature (qui en fait un stock de ressources abondantes et gratuites) et du piège de l’anthropomorphisation antihumaniste de la nature (qui est une contradiction).
La nature reste ainsi un « tout » dont nous faisons partie sans pour autant nous expulser du cadre. Les humains peuvent alors être non pas ceux qui défendent le cadre mais le cadre qui se défend, non pas au nom d’une réalité vivante mais au nom d’une réalité psychophysique.Lire la suite…

Nous n’avons pas besoin d’inventer on ne sait quelle finalité extérieure à la nature (ce qui serait un « dessein intelligent ») pour s’en sentir responsable, nous n’avons pas besoin de prétendre en être les sauveurs ou les protecteurs, nous avons juste à avoir pour objectif de prendre la responsabilité d’en assumer la poursuite.

Nous ne le faisons pas pour la nature, nous le faisons pour notre humanité.Lire la suite…

Aux origines de l’éthique environnementale, par Richard Sylvan Routley, PUF, 2019 (conférence de septembre 1973) Dès qu’il s’agit de « nature » – qu’il s’agisse de la définir ou d’en déterminer la valeur – il semble plus facile de se reposer dans une attitude négative de déconstruction de nos préjugés occidentaux que deLire la suite…

Que le Commun apparaisse comme le cadre commun à l’intérieur duquel les libertés vont pouvoir s’exercer semble un premier acquis pour les décroissants. Mais que le (principe du) Commun ne soit pas seulement la base de la vie sociale mais un objectif politique – celui de la Volonté générale – semble plus difficile à reconnaître, et pourtant là est le « socialisme » des décroissants.Lire la suite…

Alors que l’anthropocène apparaît comme la conséquence (écocidaire) d’un projet de maîtrise de la nature (par la technique, par la science, bref par l’industrie technoscientifique), voilà que certaines voix s’élèvent pour en déduire paradoxalement que serait venu le temps d’un contrôle total de la nature, fût-ce pour la protéger. DansLire la suite…

Merci à l’association Terres & Rivières d’abord pour son activisme et ensuite d’avoir accepté de publier cet édito pour leur lettre n°24, dans laquelle chacun trouvera des dossiers très précis et très pédagogiques (comme d’habitude) sur « désherber sans glyphosate », les particules fines, la 5G. Bonnes lectures. Quelle est l’utilité d’uneLire la suite…