J’appelle anticapitalisme tronqué, cet anticapitalisme qui ne prend pas acte du tournant consumériste de l’entre-deux-guerres et qui surtout passe à côté du déploiement à partir des années 1950 d’une économie de la croissance dont l’hégémonie tient fondamentalement à l’emprise politique que le « régime de croissance » exerce sur tous les rapports sociaux et écologiques.Lire la suite…

Si on prend pour objectif politique une vie humaine libérée du paradigme de croissance, du régime de la croissance, du monde de la croissance et de son idéologie – et cet objectif n’est-il pas celui de la post-croissance – alors il ne faut pas manquer la transition qui est si bien nommée du nom de « décroissance ».Lire la suite…

Version réécrite des considérations de  méthode qui peuvent faciliter la lecture du livre de la MCD,  La décroissance et ses déclinaisons, pour sortir des clichés et des généralités 1 ; livre qui a été présenté lors du lancement de l’OPCD, l’Observatoire de la post-croissance et de la décroissance, qui vientLire la suite…

Au premier âge de la décroissance, il faut freiner le train et l’arrêter en gare. Au deuxième âge, le train a dépassé la gare, il faut le stopper et repartir dans l’autre sens. Dans le troisième âge, le train a à ce point dépassé la gare que, le temps de le rattraper et de revenir en arrière, la gare a disparu. Dans le quatrième, nous sommes la zone sur laquelle il y a eu une gare, des rails, un train.Lire la suite…

Ce n’est pas à cause des dégâts de la croissance que je suis pour la décroissance, c’est parce que je suis pour la décroissance que les dégâts de la croissance me semblent évidents à constater. L’évidence de la décroissance est une construction idéologique qui repose sur des préférences morales.Lire la suite…

La réalité n’est pas plus unique que la pensée : parce que la réalité n’est pas seulement constituée de « faits », la réalité n’est pas seulement « factuelle », elle peut être contrefactuelle, et c’est, entre autres, l’affaire de la volonté.

En accordant de la considération à la contrefactualité, la décroissance peut espérer une extension de son domaine de cohérence.Lire la suite…

La sortie du monde de la croissance devra rompre avec cette logique sociocidaire de division sans frein du travail pour passer tout au contraire à une indivision sociale des activités. De la division à l’indivision, du travail à l’activité, d’une société encastrée dans l’économie à une société qui remet l’économie « à sa place ».Lire la suite…

Que le Commun apparaisse comme le cadre commun à l’intérieur duquel les libertés vont pouvoir s’exercer semble un premier acquis pour les décroissants. Mais que le (principe du) Commun ne soit pas seulement la base de la vie sociale mais un objectif politique – celui de la Volonté générale – semble plus difficile à reconnaître, et pourtant là est le « socialisme » des décroissants.Lire la suite…

La décroissance peut être un mode de vie. C’est peut-être même la seule « doctrine » politique qui subit à ce point l’injonction de « vivre en conformité avec ses idées ». Le bon côté de cet injonction, c’est l’exigence de ne pas séparer abstraitement ses convictions de ses responsabilités, l’idéal du réel, l’idéologieLire la suite…