La fatigue d’Atlas

La fatigue d’Atlas

La « fatigue d’Atlas », c’est la fatigue de l’homme ordinaire qui subit la pression de devoir être au centre de son monde, de sa vie, de ses valeurs, comme s’il devait toujours être à l’origine de toute sa vie.

Comment néanmoins respecter une dignité du quotidien, comment vivre dans la décence ordinaire ? En quoi pourrait bien consister un réel/effectif ((qui soit désirable, viable et soutenable.)) « souci du quotidien » = dans une originalité/créativité ordinaire/quotidienne ou bien dans le soin/sollicitude qu’on y met ?

Gilbert Garcin – Atlas heureux

Quel serait l’exemple d’une vie réussie au quotidien ? Hésiter ente 2 « modèles » : l’artiste ou le « soigneur » ?

  • D’un côté, quand on prend l’artiste comme « modèle », une vie réussie est une création valorisant la capacité à créer sa vie comme une œuvre d’art : ce qui est mis en avant c’est une liberté comme autonomie, voire comme indépendance. La tentation de réenchanter le quotidien par l’extra-ordinaire ?
  • De l’autre côté, quand on prend le « soigneur » comme « modèle », réussir sa vie c’est faire attention à celui qui ne peut assumer à lui tout seul les conditions de son autonomie : car il se trouve dans une situation d’hétéronomie et plus clairement de dépendance. La tentative de « réenchanter le quotidien par l’ordinaire » ?

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La décence et le tabou

Car votre dignité dépend désormais de moi et il m’appartient de mettre en acte ce potentiel à travers notre rencontre.

Ivan IIllich, La corruption du meilleur engendre le pire – Actes Sud, 2007.

Lu dans Raffles et Miss Blandish de G. Orwell (octobre 1944)

  • Ces histoires appartiennent à une époque où les gens avaient des principes, même si ces principes étaient ridicules. La formule qui les résume, c’est : « Cela ne se fait pas. » La ligne de démarcation qu’elles tracent entre le bien et le mal est aussi absurde qu’un tabou polynésien, mais comme le tabou, elle a cet avantage d’être acceptée par tous.
  • L’affection, l’amitié, la bienveillance ou même la simple politesse.
  • Les gens ordinaires vivent toujours dans un monde de bien absolu et de mal absolu, monde dont les intellectuels se sont depuis longtemps détachés.