De l’antiproductivisme à la construction d’un espace écologique commun

Intervention en août 2013 à Notre Dame des Landes.

Définition de l’espace écologique : penser et agir entre un plancher et un plafond. Sur le modèle de l’empreinte écologique :

  • Sous un plafond, une vie décente n’est plus possible et c’est la misère (manque du nécessaire).
  • Au-delà d’un plancher, c’est le dépassement insoutenable de la capacité de charge écologique de notre planète.

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Politique(s) de la décroissance

Politique(s) de la décroissance

politiquesCet essai est paru mi-juin 2013 ; je tiens à remercier les éditions Utopia. En cliquant sur ce lien, vous pouvez en lire les premières pages.

LE MOUVEMENT DE LA DÉCROISSANCE se doit d’entrer dans une nouvelle phase. Il ne suffit plus de dénoncer l’impasse de la croissance, d’annoncer la catastrophe qui vient, de prophétiser tel ou tel effondrement.

Entre le rejet du monde d’hier et le projet de celui de demain, c’est d’un trajet dont nous avons besoin, pour ici et maintenant. Mais est-ce suffisant de définir la décroissance comme un trajet ? Lire la suite

Notre décroissance n’est pas de droite

Notre décroissance n’est pas de droite

Ouvrage collectif que j’ai eu le plaisir de coordonner, paru en septembre 2012 chez Golias

Des lignes bougent, « indignation », « transition », « désobéissance », « sécession », des cris s’entendent pour tenter de bousculer une démocratie anesthésiée. A la croisée, en ligne de mire ou en filigrane, la « décroissance » doit maintenant prendre toutes ses responsabilités politiques. Bien sûr dans les « utopies concrètes », les alternatives, les expérimentations sociales, et cela dans tous les domaines de la « vie bonne » : alimentation, santé, logement, éducation, culture. Lire la suite

Projet ascendant et descendant : le cas d’une monnaie locale

Projet ascendant et descendant : le cas d’une monnaie locale

Le point de départ de ces réflexions est la demande, qui m’avait été faite pour les 4èmes rencontres des porteurs de projet de monnaies locales complémentaires (MLC) qui ont eu lieu à Villeneuve sur Lot en octobre 2011, d’animer une discussion sur les motivations des porteurs de projet, avec pour perspective la distinction entre projets « ascendant » (bottom-up) et « descendant » (top-down). Cette discussion me semble déterminante pour la prise de conscience qui doit accompagner nos types de projets qui sont des « expérimentations sociales », autrement dit des explorations qui ne rejettent nullement les considérations théoriques ou idéologiques mais qui préfèrent tirer des leçons à partir des pratiques, par une méthode des essais et des erreurs, par des tâtonnements. Cette prise de conscience, j’écris qu’elle doit « accompagner » plutôt que « précéder », et il y a là toute une pédagogie mise en pratique : c’est le Faire qui doit plutôt alimenter le Dire et le Comprendre.

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Retour du Contre-Grenelle 2

Ce samedi 2 mai, il faisait beau à Lyon. Nous étions quelques-uns à nous y être retrouvés pour participer au Contre-Grenelle2. Nous y avions le choix entre assister aux interventions à l’intérieur d’une salle bien remplie ou, à l’extérieur et sous les arches accueillantes et ombragées de la cour intérieure de la Mairie du 6ème arrondissement, informer de notre campagne Europe-décroissance.

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Articuler les alternatives

Qu’est-ce qui fait qu’une alternative est « concrète » ? « Abstraire », c’est extraire, c’est « séparer de « . Une alternative concrète est donc une alternative liée, engagée, confluente, « articulée ».

(Dès qu’une alternative est déliée, dégagée, refluente ou divergente, et désarticulée : elle est « abstraite »).

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Le mépris, entre oubli et reconnaissance

 

[Article paru dans le Sarkophage n°8]

Pourquoi, au sein de la gauche antiproductiviste, les questions de la reconnaissance et de son déni, le mépris, permettraient de faire une place pour une revendication politique de l’Humain ? Pourquoi ne pas admettre d’ajouter une dimension « morale » à toutes ces luttes sociales qui, aussi diverses soient-elles, ont en commun d’être des résistances dirigées contre toutes les formes d’inhumanité propres au capitalisme : mépris, humiliation, invisibilité, stigmatisation, condescendance, indifférence, etc. ?

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Le tissu altermondialiste

Qu’est-ce qui nous différencie de tous les appels à l’union du rouge et du vert ?

Viendra peut-être un jour où la réponse à cette question ira de soi mais cela ne semble pas le cas aujourd’hui et c’est pourquoi le temps de la réponse doit être précédé de questions préalables qui sont autant d’objections qu’il faut bien affronter si l’on veut qu’une réponse puisse être audible :

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