Politique(s) de la décroissance

Politique(s) de la décroissance

politiquesCet essai est paru mi-juin 2013 ; je tiens à remercier les éditions Utopia. En cliquant sur ce lien, vous pouvez en lire les premières pages.

LE MOUVEMENT DE LA DÉCROISSANCE se doit d’entrer dans une nouvelle phase. Il ne suffit plus de dénoncer l’impasse de la croissance, d’annoncer la catastrophe qui vient, de prophétiser tel ou tel effondrement.

Entre le rejet du monde d’hier et le projet de celui de demain, c’est d’un trajet dont nous avons besoin, pour ici et maintenant. Mais est-ce suffisant de définir la décroissance comme un trajet ? Lire la suite

Analyse de la pratique / Synthèse de la pratique

De retour de Besançon où j’ai pu intervenir à la suite du film In Transition : from oil dependency to local resilience, (http://www.vimeo.com/16000409) , je voudrais revenir sur trois points abordés dans le débat qui a suivi la projection.

  1. Y a-t-il des villes en transition en France ? La réponse est oui. On peut trouver des informations sur deux sites. L’équivalent francophone de http://www.transitionnetwork.org/ est http://www.villesentransition.net/. Et il y a aussi un site français : http://www.transitionfrance.fr/.
  2. Quant à la façon dont la décroissance « fait » de la politique : les nécessaires cohérences entre le fond (l’objection de croissance) et la forme (le rapport au pouvoir, tant en interne qu’en externe). J’y ai défendu la nécessité d’un « moment libertaire » dans l’organisation politique de la décroissance. Lire la suite

Garder l’équilibre

Le nombre « 3 » ne devrait nous faire croire que toute trilogie revient à une autre trilogie. En particulier, certaines lectures trop rapides des « 3 pieds » les réduisent à une étagère à 3 niveaux :

  • je crois qu’il ne faut pas confondre ce que j’appelle les « 3 pieds » avec ce que Paul Ariès appelle les « 3 pistes » ou les 3 « démarches« .
  • Pour moi les 3 pieds sont : le projet, les alternatives concrètes et la visibilité politique. J’essaie de ne jamais les ranger dans le même ordre : il n’y a donc pas pour moi de 1er pied, de deuxième pied, etc. Il y a trois pieds pour faire des petits pas.
  • Pour Paul Ariès, il faut distinguer 3 pistes : individuelle (celle de la simplicité volontaire), collective (celle des amaps, des SELs…) politique (celle du RI, de la gratuité, etc.). Alors là, oui, ces 3 pistes peuvent être classées par « niveau » : la « première piste » est celle de l’individuel, etc.

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Par où commencer ?

Pique-nique, ballade et maintenant bal : toute une variété de manifestations pour rendre visible la décroissance.

Ces « initiatives » se rangent dans le pied de la visibilité : avec les manifestations, les pétitions et surtout les élections…

Tout ce « pied » rencontre l’épine du « pouvoir » ; sur ce point, il me semblait que les décroissants avaient accepté l’idée qu’il fallait abandonner l’illusion que la prise de pouvoir préalable était la condition nécessaire et suffisante d’un changement de paradigme/civilisation/société.

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Les trois pieds politiques de l’objection de croissance

Une contribution à l’élaboration d’une stratégie de la transformation pour sortir définitivement du capitalisme.

« Galaxie décroissante », « nébuleuse de la décroissance », les expressions ne manquent pas pour qualifier aujourd’hui dans les petits mondes de la gauche de la gauche, de la gauche écologique, de l’extrême gauche ou l’autre gauche, le flou dans lequel s’investissent tous ceux qu’il vaudrait mieux nommer les « objecteurs de – conscience à la – croissance ».

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Transformer la nature des échanges

Un extrait du Dictionnaire de l’autre économie (2006) : dans l’article consacré à la Monnaie sociale (p.461).

En quoi une « monnaie sociale » se démarque de l’organisation monétaire habituelle ?

Ce qui permet, par contrecoup, de bien faire ressortir les caractéristiques du monde habituel, devenues « invisibles », « normales » et « inchangeables » par la force de l’habitude.

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Articuler les alternatives

Qu’est-ce qui fait qu’une alternative est « concrète » ? « Abstraire », c’est extraire, c’est « séparer de « . Une alternative concrète est donc une alternative liée, engagée, confluente, « articulée ».

(Dès qu’une alternative est déliée, dégagée, refluente ou divergente, et désarticulée : elle est « abstraite »).

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