C’est de théorie et d’idéologie, c'est-à-dire d’une philosophie générale animée non pas par l'intransigeance mais par la cohérence, dont manque terriblement la politique. Dans une société dominée depuis longtemps par la résignation ou l'adaptation, avec quelques intermèdes de sidération, où toutes les forces de la domination veulent la poursuite de la croissance et de son spectacle, il devrait être évident que ce que nous devons accomplir aujourd'hui est la critique radicale de tout ce qui existe, comme si tout était pour le pire dans le pire des mondes possibles.

La décroissance a besoin d’une doctrine socialiste

Pour remercier les amis vendéens de la décroissance qui m’avaient invité le mercredi 27 décembre à intervenir à La courte échelle (Fontenay le Comte) sur le thème « décroissance, société et effondrement », je mets ici par écrit les 4 grands thèmes qui me semblent pouvoir fonder aujourd’hui une décroissance désirable :

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De la capacité individualiste à récupérer la critique contre l’individualisme

J’ai assisté hier à la présentation par l’auteure – Aude Vidal – du court essai Egologie, écologie, individualisme et course au bonheur, aux éditions grenobloise Le monde à l’envers. Le propos est alléchant quand on lit la 4ème de couverture : « Développement personnel, habitats groupés, jardins partagés… : face au désastre capitaliste,

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Pour changer la société, changeons la façon de débattre

Publié sur ReporTerre → Selon les décroissants, l’économisme recouvre le monde de la politique. Pour résister à ce mouvement de fond, les auteurs de cette tribune, Thierry Brulavoine et moi, expliquent quels principes permettent de s’émanciper de la logique individuelle. Ils seront mis en œuvre lors des échanges des (f)estives

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Pas de revenu inconditionnel suffisant sans revenu maximum suffisant

Après une tribune en faveur du débat sur le revenu universel, le site Reporterre publie une tribune en faveur du revenu maximum. Je l’en remercie particulièrement car il me semble essentiel quand on est décroissant non seulement de refuser tout attrait pour l’illimitation mais aussi de défendre une double limite

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Les monnaies libres : ni libres, ni monnaies

Quelles valeurs mettre au centre du monde victorieux de l’hyper-libéralisme ? Economiquement, c’est évidemment l’argent, l’argent sans limites, l’argent pour l’argent, l’argent comme équi-valent « neutre » de la marchandisation généralisée. Idéologiquement, c’est la liberté comme « méta-valeur » qui dispense chacun de se penser au sein d’une vie commune puisque une telle liberté se

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