De la capacité individualiste à récupérer la critique contre l’individualisme

J’ai assisté hier à la présentation par l’auteure – Aude Vidal – du court essai Egologie, écologie, individualisme et course au bonheur, aux éditions grenobloise Le monde à l’envers. Le propos est alléchant quand on lit la 4ème de couverture : « Développement personnel, habitats groupés, jardins partagés… : face au désastre capitaliste, l’écologie se présente comme une réponse globale et positive, un changement de rapport au monde appuyé par des gestes au quotidien. Comme dans la fable du colibri, « chacun fait sa part ». Mais en considérant la société comme un agrégat d’individus, et le changement social comme une somme de gestes individuels, cette vision de l’écologie ne succombe-t-elle pas à la logique libérale dominante, signant le triomphe de l’individualisme ? » Lire la suite