Pour une politique décroissante des revenus

Voici la version très étoffée des notes dont je me suis servi pour ma conférence du 26 février au Salon Primevère, à Lyon. J’y ai présenté un plaidoyer en faveur du débat sur le revenu inconditionnel en le plaçant au coeur d’une politique générale des revenus d’un point de vue décroissant.

logo-primevere16Je finis par une présentation du RI en le plaçant au cœur de 8 autres propositions qui pourraient constituer C. une Politique générale des revenus dans une société libérée de (la religion de) l’économie, c’est-à-dire compatible avec une production non productiviste, avec une consommation non consumériste : la déspécialisation de l’activité (indivision sociale de l’activité), le temps libéré (réduction du temps de travail), le partage des tâches pénibles, le Revenu maximum acceptable (RMA), l’héritage, la réappropriation de la souveraineté monétaire (monnaie locale complémentaire, MLC), les gratuités (les services publics dans des organisations sociales reterritorialisées), la dette.

Pour cela, j’aurai présenté dans une première étape A. La décroissance comme démarchandisation (de l’activité, des communs et de la monnaie → à partir de Karl Polanyi) et dans ma seconde étape B. Les valeurs de la décroissance (la sobriété, l’émancipation et le partage). Lire la suite

Comment imaginer la vie quotidienne après la décroissance

Ce que j’avais préparé pour mon intervention le mercredi 17 février à Challans (85), pour répondre à la question : la décroissance comme projet rêvolutionnaire. Je développe plus le côté « rêve » que le côté « révolutionnaire ». Mais l’important est de se rappeler que ces possibleS sont seulement contingentS et ne justifient aucune nécessité → pas question de se prendre pour une avant-garde éclairée. Pour éviter cela, j’avais articulé cette conférence avec une autre : « Les décroissants sont-ils conservateurs ? « .

A- Pour un premier survol, présenter la décroissance comme projet rêvolutionnaire peut sembler  doublement égarant :

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