Les Re- de la Dé-croissance

Serge Latouche dans plusieurs de ses écrits propose une liste d’axes pour s’engager concrètement dans l’alternative et la rupture avec la société de croissance.

Il s’agit juste de faire un inventaire de ses propositions d’abord pour en faire émerger la cohérence ; ensuite, au travers des quelques variations constatables, pour en faire ressortir le dynamisme.

On peut ainsi faire une première liste, de 6 à 8 objectifs interdépendants :

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Pour les réseaux, quelle utopie ?

A quelles conditions les alternatives concrètes et les initiatives de contre-pouvoir peuvent-elles atteindre une « masse critique » ?

L’un de ces conditions est la mise en réseau de ces alternatives concrètes que j’appelle des « utopistes ».

Il faut d’abord comprendre qu’il n’y a besoin de réseau que s’il y a – au préalable – des initiatives à relier ; ces initiatives sont des « relocalisations » : habiter, manger, se déplacer, travailler, échanger, apprendre, etc.

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Garder l’équilibre

Le nombre « 3 » ne devrait nous faire croire que toute trilogie revient à une autre trilogie. En particulier, certaines lectures trop rapides des « 3 pieds » les réduisent à une étagère à 3 niveaux :

  • je crois qu’il ne faut pas confondre ce que j’appelle les « 3 pieds » avec ce que Paul Ariès appelle les « 3 pistes » ou les 3 « démarches« .
  • Pour moi les 3 pieds sont : le projet, les alternatives concrètes et la visibilité politique. J’essaie de ne jamais les ranger dans le même ordre : il n’y a donc pas pour moi de 1er pied, de deuxième pied, etc. Il y a trois pieds pour faire des petits pas.
  • Pour Paul Ariès, il faut distinguer 3 pistes : individuelle (celle de la simplicité volontaire), collective (celle des amaps, des SELs…) politique (celle du RI, de la gratuité, etc.). Alors là, oui, ces 3 pistes peuvent être classées par « niveau » : la « première piste » est celle de l’individuel, etc.

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Procédures et processus

Je ne suis pas sûr que tout le monde soit passionné par ces questions de forme, alors je donne un argument : définir une procédure comme un processus, c’est faire que des questions de forme deviennent des questions de fond : regarder par exemple ce petit film sur les monnaies libres, et se demander s’il parle de la monnaie, des logiciels libres, du vivant ou du libertinage  : http://monnaie-locale-romans.org/?p=20)

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Par où commencer ?

Pique-nique, ballade et maintenant bal : toute une variété de manifestations pour rendre visible la décroissance.

Ces « initiatives » se rangent dans le pied de la visibilité : avec les manifestations, les pétitions et surtout les élections…

Tout ce « pied » rencontre l’épine du « pouvoir » ; sur ce point, il me semblait que les décroissants avaient accepté l’idée qu’il fallait abandonner l’illusion que la prise de pouvoir préalable était la condition nécessaire et suffisante d’un changement de paradigme/civilisation/société.

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Décroissance et politique

Lors du séminaire Habiter : une critique de l’urbanisme, organisé à Saint-Jean du Gard par le Rassemblement de l’Ecologie Radicale (anti-capitaliste, altermondialiste, anti-productiviste), j’ai répondu à ces quelques questions  posées par Michael :

 1. En quoi l’objection de croissance (ou décroissance) renoue-t-elle avec les principes et valeurs du socialisme utopique qui a précédé la Commune de 1871 ? 

 

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